Le patrimoine

Les Pierres DeboutMaison typique

En vous promenant à Trégunc, vous apercevrez certainement une clôture ou une maison en pierres debout.

La pierre debout ou « Mein Zao » en Breton est une spécificité architecturale unique en France qui date du XVII et XIX siècle.

Maison en pierres debouts

Pourquoi un tel mode de construction ?

A l’époque, de nombreux blocs de granit recouvraient souvent les parcelles de terre empêchant les paysans d’exploiter la totalité de leurs terres. Ceux-ci ont donc fait appel aux fendeurs de pierre pour débarrasser leurs champs.

La taille s’effectuait à même les blocs, les pierres ainsi débitées étaient transportées par charrette sur des lieux proches de la construction. Elles étaient dressées dans une tranchée de 50 à 60 cm. Ce type d’habitat appartenait aux moins fortunés. Certaines maisons sont très anciennes, des actes de vente datent de 1695 !

Grâce à cette spécificité, en 1993 Trégunc et Névez ont obtenu le label « Paysages de reconquête » par le Ministère de l’environnement.

 

Les pierres de légendes

Le menhir de la Pinède

6 mètres, classé monument historique en 1965. Il se trouve à Beg Rouz Vorc’h (sur une propriété privée).

Le menhir de Kerangallou

Ce grand mégalithe christianisé de 9 mètres environ date du néolithique. Situé sur une propriété privée, il n’est visible que dans le cadre des visites guidées de l’office de tourisme, tous les jeudis en juillet et août. Classé monument historique en 1930, il possède à son sommet une croix qui fut rajoutée par les moines au haut Moyen-Age à l’époque de la christianisation, c’est à dire au V et VI siècle.

La tête de l’éléphant et les animaux pétrifiés

Ce chaos granitique a réellement la forme d’une tête d’éléphant. Cette forme serait due au ruissellement de l’eau. Elle se trouve à Kergunus (Nord de Trégunc). On trouve également à ce même endroit les animaux pétrifiés : des roches qui ont pris des curieuses formes animales : morse , lézard…

La roche tremblante

Appelée « Men Dogan » ou « pierres des maris trompés », cette roche située dans un champ privé possède une curieuse histoire : la tradition voulait qu’un époux trompé ne puisse donner à ces 50 tonnes les mouvements oscillatoires qu’elle recevait de toute autre personne, à qui un doigt suffisait pour la remuer. La roche se trouve au lieu-dit de Kerouel.

 

Les édifices religieux

L’église Saint MarcÉglise St Marc

Église néogothique du XIXème siècle, dédiée à Saint-Marc patron de la paroisse. C’est une des plus longues et des plus vastes de la région, sa flèche culmine à 45 mètres.
A l’intérieur se trouve « le trésor de l’église » qui se compose d’une croix processionnelle, d’un bénitier en bronze (1499) et d’une crosse d’abbesse en argent (1610).

La chapelle de Saint-PhilibertChapelle Saint Philibert

Édifiée entre 1558 et 1575 par les marins cornouaillais qui ramenèrent de Noirmoutier le culte du Saint Abbé, Saint-Philibert est le patron de la paroisse. Depuis 1946, cette chapelle a le statut d’église paroissiale. La fontaine était invoquée pour soigner les rhumatismes et les maux intestinaux. Chapelle très vivante, elle s’anime  durant le pardon , célébré le dernier dimanche d’août.

La chapelleChapelle St Philibert de Kerven

Située dans un cadre serein et paisible, cette chapelle fut construite vers le milieu du XVème siècle et fondée par une abbesse de Loc Maria à quimper et est dédiée à Notre Dame de la Clarté. A l’intérieur, de magnifiques statues et un maître-autel datant du XVIème siècle sont visibles. Autrefois, on allait boire et se laver les yeux à la fontaine car celle-ci était invoquée pour les problèmes des yeux. La fontaine est dominée par la statue de bronze de St Eloi. Elle se trouve à 250 m au nord de la chapelle (propriété privée). Le pardon a lieu le premier dimanche de juillet .

La chapelle de Sainte Elisabeth

Cette chapelle en ruine date du XVIIème siècle. Dédiée à Sainte-Elisabeth surnommée « la stérile », qui fut pourtant mère de Jean-Baptiste; c’est une construction non protégée.Etant donné sa situation, on suppose qu’elle fut moins fréquentée que les deux  autres . On buvait l’eau de la fontaine pour être guéri ou préservé de la fièvre.